Sens & Tonka
L'EFFACÉ
“Propriété privée, travail, capital, ouvrier et capitaliste, prix et profit : que disent ces mots ? Qu’expriment-ils des hommes, de leur rapports sociaux et de leurs liens avec le monde ? Que les individus en usent pour décrire leur réalité personnelle et collective, cela ne va pas de soi. Cette langue de l’économie qu’ils parlent quand ils veulent de l’objet et de leur activité, de l’autre homme, dire l’essentiel, elle ne leur est pas innée. Ils l’ont apprise. Ils ont appris à dire marchandise, plutôt qu’objet, travail au lieu d’activité, propriété privée pour désigner une étendue de terre. Pour ces hommes, l’autre sens possible de ces mots s’est effacé. L’autre, voilà aussi ce qui s’annonce avec l’effacé. Autant dire qu’au moment où nous le nommons, il aura déjà disparu. Il a été, voilà notre seule certitude.” A.-J. Chaton livre, ici, une nouvelle lecture des fameux “Manuscrits” dits de 1844 du jeune Marx (Karl).
LA LITTÉRATURE PREND LE MAQUIS
Devant le peu d’exigence du public et l’intronisation de la médiocrité dans l’arène médiatique, la littérature n’a que la ressource de l’esquive; elle prend le maquis pour se sauvegarder elle-même, vivre à sa guise, continuer de développer dans ses ouvrages des perspectives de plaisir et d’élargissement dans la présence à soi-même au monde. Jean-pierre Otte dénonce les méfaits de la culture par tous l’exception culturelle et autres petites infamies en art et en littérature, le parasitisme et l’onanisme oculaire. En même temps il s’efforce de comprendre l’avilissement et la platitude comme un étape nécessaire dans un processus de renouvellement. c’est dans l’ombre, en coulisse, en marge, que s’invente une culture nouvelle, libre, forte et fertile dont nous avons la plus grande nécessité dans le temps et la rupture et du passage.
L'EFFACÉ
Propriété privée, travail, capital, ouvrier et capitaliste, prix et profit : que disent ces mots ?
Qu'expriment-ils des hommes, de leur rapports sociaux et de leurs liens avec le monde ? Que les individus en usent pour décrire leur réalité personne et collective, cela ne va pas de soi. Cette langue de l'économie qu'ils parlent quand ils veulent de l'objet et de leur activité, de l'autre homme, dire l'essentiel, elle ne leur est pas innée. Ils l'ont apprise. Ils ont appris à dire marchandise, plutôt qu'objet, travail au lieu d'activité, propriété privée pour désigner une étendue de terre. Pour ces hommes, l'autre sens possible de ces mots s'est effacé. L'autre, voilà aussi ce qui s'annonce avec l'effacé. Autant dire qu'au moment où nous le nommons, il aura déjà disparu. Il a été, voilà notre seule certitude.
A.-J Chaton livre, ici, une nouvelle lecture des fameux « Manuscrits » dits de 1844 du jeune Marx (Karl).
OUBLIER ARTAUD
— INÉDIT —
Un dialogue, entre J. B. et S. L., qu’ils eurent le 16 novembre 1996 à New York.
On y trouve la quintescence de la position baldrillardienne face aux habitudes et engouements divers de ses contemporains. On peut mesurer aujourd’hui que la liberté de pensée n’est pas aussi aisée qu’on le prétend.
À L’OMBRE DES MAJORITÉS SILENCIEUSES OU LA FIN DU SOCIAL
— RÉÉDITION —
Le premier ouvrage qui dans le troisième quart du XXe siècle analyse la transformation de la démocratie et de la politique. Les « masses absorbent toute l’électricité du social et du politique et la neutralise en retour ». Et l’auteur d’ajouter : « la masse est caractéristique de notre modernité, à titre de phénomène hautement implosif. »
Première édition, Les Cahiers d'Utopie, 1978.
À L’OMBRE DU MILLÉNAIRE OU LE SUSPENS DE L’AN 2000
— RÉÉDITION —
Au-delà de la fin, à l’ère du transpolitique, du transesthétique, du transsexuel, toutes nos machines désirantes deviennent de petites machines célibataires, épuisant leurs possibilités dans le vide. Le compte à rebours, ainsi celui qui décompte le temps sur la Tour Eiffel de Paris, cette fin là n’est plus le terme symbolique d’une histoire, mais la marque d’un épuisement potentiel, d’une comptabilité dégressive, c’est le code de disparition automatique du monde.
LE COMPLOT DE L'ART
— RÉÉDITION —
Ce livre regroupe textes et entretiens de J. Baudrillard sur l'art contemporain : « Le complot de l’art » (1996), « Illusion, désillusion esthétiques » (1997), « Entrevues à propos du complot de l’art » (1997). Il est augmenté, pour cette édition, d'une préface de Sylvère Lotringer,
« Le pirate de l'art ».
À PROPOS D’UTOPIE
— INÉDIT —
Cet entretien entre Jean Baudrillard et Jean-Louis Violeau date de 2001. Dans le cadre de sa thèse d’État, J.-L. Violeau étudie les groupes radicaux des années soixante-dix, notamment, en France, ceux de la mouvance conseilliste, dont le groupe Utopie. J. Baudrillard, qui en fut l'un des fondateurs, n’avait jamais jusqu'alors commenté son adhésion à ce groupe.
LA PENSÉE RADICALE
— RÉÉDITION —
La pensée radicale consiste à pousser à son extrême le système qui guide les jugements et les goûts, et tend à démontrer que l’analyse “ad hominem” du système permet d’exercer non plus une critique critique mais une attitude tranchée, celle qui ignore tous ressentiments, toutes nostalgies, au profit d’une réalité radicale, “l’ennui avec la réalité, c’est qu’elle va au devant des hypothèses qui la nient”.
De plus, dans l’ouvrage présenté ici, Jean Baudrillard jette un beau regard ironique sur les concepts qu’il a exploités, comme le Simulacre, le Symbolique et la Simulation par exemple.
PATAPHYSIQUE
— RÉÉDITION —
Un bref texte de Jean Baudrillard écrit en 1949 alors qu'il avait vingt ans et faisait partie du Collège de 'Pataphysique.